Coronavirus et le développement de nouveaux antiviraux
Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)
Faculté des sciences de la vie - SV
Description
La Professeure Gisou van der Goot mène des projets de recherche dans son laboratoire de biologie moléculaire et cellulaire à la Faculté des sciences de la vie de l’EPFL avec le soutien de fondations donatrices conseillées par CARIGEST SA.
Avec son équipe, elle a mis en évidence l’existence d’un nouveau mécanisme par lequel le SARS-CoV-2 augmente son infectiosité. Cette étude porte sur la protéine Spike du virus, qui lui permet de pénétrer dans les cellules humaines et de les infecter.
Publiée dans la revue Nature Communications cette recherche a été menée notamment par Francisco S. Mesquita et Laurence Abrami, membres de l’équipe du Prof. van der Goot. Elle a permis de découvrir un mécanisme fondamental de modification impliqué dans l’infection virale, touchant la protéine Spike. Cette protéine est un élément clé de l’infection par le SARS-CoV-2, car elle permet au virus de se fixer aux cellules humaines et d’y pénétrer. Cela met en évidence la stratégie utilisée par le SARS-CoV-2 pour renforcer son infectivité, offrant ainsi un modèle pour des traitements potentiels, et suggère que d’autres virus pourraient utiliser des stratégies similaires de cooptation des défenses de l’hôte. Par ailleurs, les résultats indiquent que la réponse cellulaire utilisée par le virus pourrait être une réaction générale à divers stress, ce qui élargit les conclusions de l’étude au-delà de l’infection virale.
Au vu de ces évidences, la Prof. van der Goot poursuit actuellement ses recherches avec le projet « Du SARS-CoV2 aux maladies rares : réutiliser un mécanisme cellulaire à des fins thérapeutiques ». Elle a constaté que de nombreuses maladies génétiques résultent d’une perte partielle ou complète de la fonction d’une protéine, souvent causée par des défauts de stabilité des protéines.
Pour vérifier cette hypothèse, deux maladies génétiques ont été choisies dans ce nouveau projet, dont la mucoviscidose. Les premiers résultats sont très prometteurs : ils montrent que la S-acylation augmente la stabilité des protéines membranaires.
Site Internet & Publication
- SARS-CoV-2 hijacks a cell damage response, which induces transcription of a more efficient Spike S-acyltransferase | Nature Communications - 2023
- Dynamics of CLIMP-63 S-acylation control ER morphology - PubMed -2023
- S-acylation controls SARS-CoV-2 membrane lipid organization and enhances infectivity - PMC -2021
Article EPFL : L'astuce du virus du COVID-19 pour être plus infectieux - EPFL
